À propos
Peut-être que toi qui lis ces lignes tu ressens un peu comme Néo dans le film « The Matrix » que quelque chose cloche dans ce monde. Nous avons accès à des technologies jamais égalées depuis l’aube des civilisations, mais nous n’avons pas le temps de les suivre. Nous engendrons des richesses monétaires toujours plus volumineuses, mais de plus en plus d’humains meurent simplement de faim. Nous avons accès à des ressources toujours plus variées mais nous faisons mine de les croire inépuisables. Nous avons des systèmes de santé et des connaissances sur le vivant défiant toute l’histoire de l’homme mais nous consommons de plus en plus de médicaments. La connaissance est de plus en plus accessible au travers d’Internet mais nous cherchons à en limiter l’accès. Nous avons accès au concept de démocratie mais nous ne sommes plus en mesure de comprendre « de quoi on parle ». Nous découvrons des espèces inconnues au travers de nos explorations mais nous laissons d’autres s’éteindre par négligence ou égoïsme. Nous entendons parler de tant de religions mais nous ne comprenons pas ce que veut dire avoir la foi. Nous pourrions vivre en paix mais il y a tant de conflits. Nous encourageons l’acceptations des différences mais nous fermons nos portes et nos frontière par peur. Nos enfants se perdent dans la masse des médias et des loisirs de consommation et nous nous enfermons dans des mondes virtuels. Nous donnons de notre temps pour tant de choses et nous ne savons plus prendre soin de nous-même.
Pourquoi?
Sommes-nous devenu des idiots? Des aveugles? Des incompétents? Des incultes? Des esclaves? Des moutons? Des consommateurs? Ou est-ce simplement cela être humain?
Mais est-ce que nous nous connaissons vraiment? Sommes nous en mesure de nous écouter nous même ou d’écouter les autres? Comprenons nous seulement comment nous fonctionnons? Peut-être avons nous simplement tiré un trait sur cette question que les enfants aiment tant : « Pourquoi? » Pourtant… Ce qui a fait avancer l’humanité dans toutes les directions c’est cette même question. Est-elle réservée aux savants ou aux érudits? S’enfuit-elle de nos têtes parce qu’elle nous énerve? Peut-être que nous nous sentons impuissants face au nombre de « pourquoi » que nous pourrions nous poser.
Et si nous essayions de répondre à quelques-unes de ces questions? Serriez-vous intéressé(e)? En détresse ou découragé(e)? Intrigué(e)? Curieux(se)? … Pourquoi avons nous si souvent entendu que la curiosité était un vilain défaut? Alors que la science, le moteur de l’amélioration de notre confort de vie, considère ce « défaut » comme une qualité première. L’un dit noir et l’autre dit blanc. Et le juste est probablement quelque part entre les deux. Quelque part ne veut pas dire que nous l’avons trouvé. Quelque part sous-entends qu’on devrait le rechercher. Le juste ou la justice n’est pas un fait ou une loi. C’est une recherche. Alors cherchons sur ces pages quelques éléments qui nous permettrons, je vous le souhaite, de croiser une vie plus juste. Pour nous. Pour ceux qui ne sont pas épargnés par la cruauté humaine ou sa bêtise. Au nom de ceux qui chaque jours meurent ou souffrent inutilement dans un monde ou tant de richesses côtoient toutes les misères.
Je parle de « nous » parce ce que quelque soit notre parcours, nous sommes tous acteurs d’une manière ou d’une autre sur cette Terre.
Une hypothèse…
Avant l’apparition de ce que nous appelons en occident « la civilisation », l’humanité véhiculait son savoir grâce aux anciens et à ceux qui les écoutaient. Et nombreux étaient ceux qui prenaient le temps de les écouter. Depuis l’apparition des surplus issus de l’agriculture, certains humains ont commencé à conserver le savoir et a créer une relation de dépendance de la part d’autres humains en exploitant un vice que la nature elle même pratique; la fainéantise. Ceux qui voulaient manger ne devaient plus quotidiennement cueillir ou chasser mais pouvaient travailler au champ pour la communauté et pour eux même. Mais voilà, les surplus ont exacerbé le concept de propriété chez certains d’entre nous. Ce concept à créer la différence entre Celui-qui-a et Celui-qui-n’a-pas. Pensez à la fable de la cigale et la fourmi. Cette différence a toujours depuis lors, conduit l’humanité. Quoi de plus normal puisque grâce à ces surplus, la sédentarisation s’est généralisée et la notion de richesse s’est épanouie comme fleur au soleil au bonheur de ceux qui la détenait. Déjà à l’époque c’était au dépend des autres. Je vous parle d’un changement qui s’est opéré il y a entre 10000 et 8000 ans de cela. Mais ne soyez pas découragé à l’idée de remonter aussi loin dans le temps car les hommes et les femmes d’alors ont bien des choses en communs avec ceux et celles d’aujourd’hui. Je considére les humains d’alors de la même manière que ceux d’aujourd’hui puisque nous sommes depuis bien avant cela des homo sapiens. Des hommes sages. Mais où donc est passée notre sagesse? Elle a été absorbée, phagocytée et détournée par ceux-qui-avaient au détriment encore aujourd’hui de ceux-qui-n’ont-pas. Mais voilà. Nous continuons notre route dans la roue du temps et nous avons maintenant obtenu tant de choses. Tant de connaissances, tant de techniques et de technologies qu’il serait bon de rendre à ceux-qui-n’ont-pas ce qui leur revient de droit. Car sans leurs efforts, leur sueur aux labeurs ou leur sang aux batailles nous n’aurions probablement pas traversé les millénaires pour en arriver là où nous sommes.
La où nous sommes est une chose. Mais où voulons nous aller? Devons nous laisser ceux-qui-ont mener les autres comme bon leur semble? Devons nous laisser ceux qui depuis des siècles vivent dans la possession, l’opulence et le pouvoir, conduire l’humanité tel le bétail qui leur a toujours été dévoué? Devons nous laisser les haines fabriquées et des famines suggérées diriger les rapports humains sur ce globe qui ne leur appartient pas plus qu’à nous?
Serait-il possible que les plus instruits d’entre nous ne soient plus en mesure de comprendre que l’histoire a été écrite par ceux qui voulaient l’écrire au détriment de ceux qui souhaitaient simplement vivre? Les plus instruits d’entre nous ne sont-ils plus en mesure d’entendre qu’ils sont comme nous tous faibles et manipulables? Les plus instruits d’entre nous sont-ils devenu aveugle ou ont-ils été rendu aveugle?
Serions nous en mesure de partager la possibilité que depuis des siècles le savoir, la connaissance, la technologie à toujours été mise au service de ceux-qui-ont souvent au détriment de ceux-qui-n’ont-pas? Mais qui pourrait encore croire que ceux-qui-ont sont de bons samaritains altruistes et philanthropes? Regardons nous nous même dans un miroir et osons déjà accepter notre propre égoïsme ou notre propre matérialisme et prenons le temps de l’extrapoler dans les sphères de ceux-qui-ont-tout! Peut-être ouvrirons nous des fenêtres jamais ouvertes sur le monde, parce qu’elle sont simplement maintenues fermées pour ne pas que nous y regardions. Et bien c’est trop tard, ces fenêtres s’ouvrent.
Par cette hypothèse apparait l’idée que nous sommes arrivé à une époque où l’humanité, vous et moi inclus, est en mesure de comprendre pourquoi le monde fonctionne avec tant de déséquilibres et d’injustices et qu’il est encore possible, maintenant plus que par le passé, de changer la manière dont les humains entretiennent leur relations avec eux-même et le reste de la planète. Mais comme pour toutes choses que nous aimerions réaliser, il nous faut du temps, de la patience, des ressources et surtout de la volonté… tant de choses que ceux-qui-ont possèdent déjà! Alors souvenons nous des anciens et de leur sagesse et prenons le temps de les écouter. Ils seraient tous émerveillés de ce que nous sommes en mesure d’accomplir mais nous souhaiteraient volontier de ne pas oublier que nous sommes toutes et tous des enfants de la Terre, et qu’elle reste en toute simplicité, la mère de tout ce qui est en vie et qui marche dessus.
Et comment?
Je pense que nous avons toutes et tous une part de chemin à faire pour que l’humanité suive un parcours plus juste. Pour nous y aider, ce site proposera de quoi nourrir en même temps curiosité et connaissance pour ainsi titiller notre esprit critique qui reste un outil indispensable dans la recherche de ce qui est plus juste. Et pas seulement pour nous parce qu’il est utile de ne pas oublier que nous marchons tous ensemble sur ce bout de caillou cosmique qu’on appelle la Terre. Et qu’il est peut-être opportun de se permettre de resentir que nous y sommes lié, jusqu’au jours ou nous la quitterons. Quelle qu’en soit la manière.
Qu’est-ce que la liberté si on ignore être un esclave?